Parti communiste chinois: cent ans d’engagement,cent ans de dévouement

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Un homme, avec son cheval qui portait du courrier, marchait sur de petits sentiers de montagne. Voilà un tableau que l’on se permet d’esquisser en quelques traits du quotidien de Wang Shunyou, facteur rural et membre du Parti communiste chinois qui, à lui seul, a assuré pendant trois décennies tous les liens de contact avec le monde extérieur du district autonome de Muli, situé au fin fond des montagnes du Sichuan. La faim, la soif, la fatigue, les mauvais temps, la solitude… Tant de raisons d’abandonner et pourtant, rien ne l’a arrêté. « Les villageois ont besoin de moi, pour avoir des nouvelles de leurs proches. Et le gouvernement du district, il attend que je lui transmette la voix du Parti », a-t-il confié à un de ses amis. Hai Xuyan, une jeune fille du village, n’oubliera jamais le moment où Wang, trempé de pluie et couvert de boue et de sang aux jambes, sortait sa lettre d’admission à l’université soigneusement emballée dans un sachet plastique qui allait changer son destin.
District de Lin, province du Henan. Dans cette région où l’eau faisait cruellement défaut, les habitants devaient marcher des kilomètres chaque jour pour atteindre le puits le plus près de chez eux. Des sécheresses ont aggravé la situation et rendu la vie encore plus difficile. Yang Gui, secrétaire du comité du Parti du district, s’est résolu à y trouver une solution. Après des mois d’études, le détournement de l’eau de la rivière Zhanghe s’est avéré la seule option possible. Cependant, la mission semblait impossible : plus de 1 500 kilomètres de canaux à construire, plus de 200 tunnels à creuser, environ 20 millions de mètres cubes de terre à déplacer… et tout se ferait à la main faute d’engins de chantier. Mais Yang n’a pas cédé à la fatalité. Les travaux ont été lancés en 1960 et près de 100 000 habitants ont répondu à l’appel. Au bout de dix ans d’efforts, des canaux serpentaient sur les flancs de falaises et ravitaillaient le district en eau. Cette histoire du Canal du Drapeau rouge, connue de tous les Chinois, continue d’encourager les jeunes d’aujourd’hui.
Wang et Yang sont parmi les plus de 95 millions de communistes chinois. Ce qui leur a donné ce courage d’affronter l’impossible, c’est la détermination de servir le peuple, code secret de la success story du Parti communiste chinois et bel héritage qui date d’il y a cent ans…
Avant la fondation de la Chine nouvelle, le pays était totalement déchiré. La Guerre de l’Opium en 1840 l’a plongé dans un état semi-colonial et semi-féodal. La survie de la nation était en jeu. La révolution de 1911 a renversé la dynastie des Qing corrompue et affaiblie, mais n’a pas pu sauver le pays du déclin. Le gouvernement de Beiyang qui régnait en Chine entre 1912 et 1928 n’était qu’une marionnette des seigneurs de guerre et des puissances étrangères. Le Guomindang de Chiang Kaï-Shek qui a ensuite pris le pouvoir ne représentait que les intérêts des gros propriétaires fonciers et de la bourgeoisie compradore. De différentes pistes ont été explorées, allant de la monarchie constitutionnelle au régime parlementaire, mais n’ont pas abouti. Une lueur d’espoir s’est allumée en 1921 avec la fondation du Parti communiste chinois. N’ayant que quelques dizaines de membres au lendemain de sa création, le Parti, engagé à rechercher le salut national, a réuni des hommes et des femmes prêts à se sacrifier pour l’indépendance du pays et la dignité de la nation. Au bout de quatorze ans de lutte acharnée, il a enfin conduit le peuple chinois à remporter la victoire contre l’agression japonaise. Avec la proclamation de la République populaire de Chine en 1949, le peuple chinois a pu prendre en main leur destin et retourner, la tête levée, dans le concert des nations.
Depuis la fondation de la Chine nouvelle, servir le peuple a toujours été une forte conviction du Parti. La réforme agraire en 1950 a permis à environ 300 millions de paysans de se doter de quelque 47 millions d’hectares de terres. Depuis le lancement de la politique de réforme et d’ouverture en 1978, les conditions de vie des Chinois ont connu une amélioration spectaculaire et le revenu disponible par habitant a considérablement augmenté. La campagne de lutte contre la pauvreté lancée en 2013 a permis de sortir plus de 90 millions de personnes de la pauvreté, et la pauvreté absolue a été finalement éradiquée sur le sol chinois, créant un miracle dans l’histoire de l’humanité. Après l’apparition de la COVID-19, le Parti, plaçant le peuple au-dessus de tout, a fait preuve d’un grand courage politique et pris des mesures exceptionnelles. Les communistes chinois de toute profession, médecins, infirmiers, fonctionnaires, travailleurs communautaires, livreurs de colis, chauffeurs de taxi, se sont tous engagés dans cette bataille, ayant pour le seul objectif de protéger la vie et la santé du peuple quoi qu’il en coûte. Cette mobilisation générale a fait de la Chine l’un des premiers pays à maîtriser l’épidémie et à réaliser la reprise économique dans tous les secteurs.
Cette année marque le centième anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois. Cent ans de combat, de persévérance et de dévouement, d’où la confiance et l’adhésion du peuple. Un sondage effectué par l’Université Harvard montre que 93,1% des Chinois sont satisfaits de leur gouvernement. Cette réussite s’explique notamment par l’engagement constant du Parti de rechercher le bonheur pour le peuple et le renouveau pour la nation.
« Avec abnégation, je servirai mon peuple de tout cœur », a affirmé le Président Xi Jinping. C’est aussi une promesse solennelle que le Parti a faite au peuple chinois. Cette promesse, tenue pendant un siècle, sera toujours honorée. Dans un monde bouleversé, les communistes chinois continueront de se mettre au service du peuple, de préserver le lien étroit avec le peuple et d’affronter tous les défis en s’appuyant sur le peuple.
Cent ans ne sont qu’un début. La belle histoire du Parti communiste chinois continue de s’écrire.

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