UNION SACRÉE OU MACHINE À BROYER LES TRANSFUGES DU FCC

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À la question de savoir combien de caciques du FCC enrôlés dans l’Union sacrée ont été valorisés, la réponse est sans appel. En dehors de quelques FCC tièdes comme Pius Mwabilu, Jean Lucien Busa et Julien Paluku qui ont réussi à conserver leurs strapontins au sein du gouvernement Sama Lukonde grâce notamment aux manœuvres dolosives de survivance politique dont Ils ont le secret, d’autres figures de proue n’ont que leurs yeux pour pleurer. Les promesses de postes qui les ont déterminés à tourner le dos au FCC de Joseph Kabila s’évaporent chaque jour un peu plus. Comme on peut aisément s’en apercevoir, aucune entrée remarquée d’une ancienne figure de la »kabylie » n’a pu être signalée dans le gouvernement de l’Union sacrée de la nation post FCC-CACH. « L’astuce pour les décourager ou ne pas faire droit à leur poids politique a été simple. On leur a chanté l’hymne du renouvellement de la classe politique pour qu’ils abandonnent leurs prétentions politiques légitimes. Non seulement l’Union Sacrée les a déplumés politiquement, mais aussi la plupart d’autorités morales venues du FCC ont vu leurs formations ou regroupements politiques totalement dévoyées par les laboratoires de l’Union sacrée qui sont parvenus à en émanciper à leurs dépens les élus », commente un chroniqueur politique des plus avisés de la place.

DÉMOTIVATION DANS L’AIR

On ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Pour la plupart des stratèges maison de l’Union sacrée de la nation, tout se passe comme si les transfuges du FCC ont définitivement perdu leur mordant et peuvent désormais être corvéables à souhait. C’est à se demander si vraiment quelqu’un dans le saint des saints de l’Union sacrée pense encore à toutes ces personnalités qui ont risqué leur dignité pour prêter main forte au président de la République dans un esprit républicain. L’impression générale est qu’ils n’auront servi que de marche-pieds et de mauvais exemples de vagabondage politique dont d’aucuns se méfieraient déjà en haut lieu. Alors qu’ils ont déjà rompu le coordon ombilical avec le FCC, c’est comme si on leur demandait d’apporter des preuves supplémentaires de leur conversion au fatshisme. Entre temps les jours s’égrènent et 2023 tend déjà la main. Selon certaines sources, dans les réunions de l’Union sacrée de la nation présidées par Bahati Lukwebo pour rédiger la charte ou discuter du partage des entreprises publiques et de postes diplomatiques, les anciens caciques du FCC ont été gentiment éconduits sous le prétexte fallacieux du report des réunions.

Au cours de sa dernière interview sur France 24 et RFI, Jean Pierre Bemba qui répondait à la question de savoir si Kabila appartient désormais au passé avait répondu : »je suis un exemple vivant. Un homme politique n’est jamais fini lorsqu’il est encore en vie ». En sacrifiant trop tôt ceux qui ont tout sacrifié pour lui, Fatshi ne serait-il pas entrain de grossir les rangs des mécontents pour 2023 ? À malin malin et demi, dit-on, il y a toujours un moment dans la vie politique où l’état de grâce d’essouffle et où l’on n’a besoin d’un plus petit que soi.

Tel un prophète, Joseph Kabila avait pourtant prévenu les siens au cours de la dernière grand-messe de Kingakati en des termes prémonitoires : »vous avez le contrôle de deux chambres du parlement. C’est ça le vrai pouvoir. Je sais que vous êtes courtisés matin, midi, soir avec des promesses. Mais ce ne sont que des promesses. N’abandonnez pas la proie pour l’ombre », avait-il déclaré. L’écho de cette parole doit encore retentir dans les mémoires de la plupart de transfuges du FCC désabusés qui, malheureusement, ne peuvent plus exiger plus de loyauté à leurs ouailles qu’ils n’ont pu en faire héroïquement preuve à un moment déterminant de leur carrière politique où leur fidélité a été mise à l’épreuve.

Vivement 2023 !

JBD

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