Expert en économie et voulant prendre objectivement rendez-vous avec l’histoire, Dede Mulosa présente quelques points forts des réalisations de Joseph Kabila

ACTUALITÉ POLITIQUE

Dede Mulossa sort de son silence au sujet des réalisations faites par l’ancien président Joseph Kabila quant il fût à la tête du pays. Selon lui, le bilan politique, économique et social de Joseph Kabila fut largement positif car dit-il « Joseph Kabila avait placer le pays à un niveau très élevé malgré la longueur du chemin qui restait à parcourir. Cette performance est telle que le roi Léopold 2 et la Belgique réunis n’avaient pu la réaliser en 20 ans comme Kabila père et surtout comme Kabila fils.»

Pour Dede Mulossa, le bilan de Kabila pouvait servir de base pour amplifier le programme du développement des grands travaux d’infrastructures économiques et sociales,celui de la modernisation de l’armée nationale et de la lutte intensive contre la contrebande minière,la fraude douanière et fiscale et le détournement des deniers publics. Ce dernier estime que ceux qui affirmaient que ce bilan était négatif sur le plan social avaient tort.
« Le social qui s’était pourtant amélioré aussi comparativement à sa situation de 1997,cela à l’aide de meilleurs résultats de l’action gouvernementale sur le plan de l’accroissement des investissements publics et privés,de la création d’emplois et de distribution des revenus salariaux et de ceux de nombreux ménages.

Car pour,par exemple,accroître le pib de l’équivalent de 50 millions fb ( 1,5 millions de dollars) à 500 millions ( 10 millions usd),il avait fallu près de 30 ans au roi belge. La Belgique,quant à elle,avait eu besoin d’un peu plus de 50 ans pour le porter à 300 milliards de fb ( 6 milliards de dollars en 1960 et donc 60 milliards de dollars de nos jours ).
À l’époque du roi des belges et de la Belgique ,le Congo était en paix et la taille de la population et celle de l’administration et de l’armée étaient 10 fois inférieures à ce qu’elles étaient à la fin du deuxième mandat du président Joseph Kabila. Bien plus,les performances économiques et sociales de ces deux époques( Roi Léopold 2 et la Belgique ) étaient plus liées,sur le plan économique,à la planification de la terreur,aux travaux forcés des congolais adultes et des enfants;tandis que sur le plan social ,leurs performances avaient été liées à l’impact positif des investissements massifs des églises catholique et protestante dans le secteur de l’éducation et de la santé.
Aussi à cette époque de Léopold 2 et de la Belgique,plus de 95% de la population vivaient dans nos campagnes contre 60 % en 2018. Ces populations de campagne vivaient plus de l’agriculture,de la chasse et de la cueillette,et un peu moins de nos jours. Car l’économie des années avant 1960 n’était pas fortement monétisée et le volume des importations était très faible.

Car par exemple sur le plan économique et financier, il avait réussi à multiplié par 17 le niveau de la richesse nationale et avait fait passer le budget en recettes internes de l’état de 200 millions à plus de 5 milliards de dollars. Il avait fait de même pour les effectifs de l’administration publique( 2,6 millions),de l’armée( 250.000 et de la police( 120.000).

Certes,le taux de pauvreté de la population était encore à un niveau élevé ( 70% contre plus 95% ,20 ans au paravant ) ,mais un pas important avait été franchi avec le nombre d’entreprises grandes,moyennes et petites créées qui était de 37.000 contre 1.473 en 1997.» a t-il souligné.

Il invite donc la coalition FCC -CACH à travailler en profondeur sur les nombreuses réformes qui restaient à entreprendre pour amorcer le processus de migration vers un nouveau modèle pour l’économie nationale,améliorer le système fiscal, construire un meilleur système de défense du territoire national et accroître les investissements publics à utiliser comme levier pour les investissements privés.

C. Ngalula

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