Urgent : Le mouvement Citoyen Carton Rouge s’inquiète de l’incapacité de Félix Tshisekedi sur les Massacres et viols en Ituri , hausse de prix des produits de première nécessité, chômage des jeunes, dégradation des conditions de vie des Congolais

ACTUALITÉ SOCIÉTÉ

DÉCLARATION DU MOUVEMENT CITOYEN « CARTON ROUGE

1. La République Démocratique du Congo, don béni des aïeux est à la croisée des chemins. 60 ans après l’indépendance, notre pays n’est plus un État Bébé. Blasés, les Congolaises et Congolais semblent avoir été conditionnés pour accepter et vivre l’inacceptable, n’ayant de souffle que pour applaudir leurs bourreaux et réagir selon leurs caprices.

2. Après un troisième processus électoral âprement disputé depuis le début de la troisième République et qui a culminé dans une passation du pouvoir entre un président sortant et l’un des opposants les plus radicaux, les espoirs de l’amélioration des conditions de vie de la population et du développement virent déjà au cauchemar sans émouvoir outre mesure une élite congolaise décidément prédatrice, que l’inclinaison à l’asservissement du peuple conduit à des revendications périphériques sans impact réel sur la misère grandissante des Congolais.

3. Tout se passe comme si les conditions inhumaines dans lesquelles vivent les habitants d’un des pays les plus garnis par la nature sont justifiées et que personne n’est appelé à en répondre.

4. Le mouvement citoyen « carton rouge » tire sa raison d’être dans le pacte de responsabilité de ceux qui ont reçu mission de conduire le pays vers des horizons meilleurs et qui passent malheureusement par perte et profit la souffrance du peuple. Notre mission est de mobiliser l’opinion nationale toutes les fois que les droits des Congolais à la vie, à la sécurité, à la nourriture, au logement, à l’éducation, à la santé, à un environnement, bref à un minimum vital seront bafoués et à en tenir pour seuls responsables les dirigeants, du président de la République aux chefs des quartiers.

5. Il n’est donc pas concevable que 19 mois après des élections provinciales, législatives et présidentielles de tous les espoirs, les Congolais qui ont voté pour le changement voient leurs souffrances devenir pires qu’avant, sans aucune perspective d’amélioration en vue. Dans la partie orientale, nos compatriotes à qui on avait promis la paix vivent désormais en enfer au point que des massacres, des viols, les migrations qui sont devenus leur lot quotidien n’émeuvent plus les décideurs. L’insécurité jadis circonscrite dans des zones rouges bien identifiées s’est propagée partout au même moment. L’unité nationale est désormais tellement mise à rude épreuve que le plan de balkanisation que l’on croyait révolu commence de nouveau à hanter les esprits. Le tribalisme n’a jamais atteint des proportions aussi inquiétantes depuis l’accession du pays à l’indépendance. Les Congolais à qui l’on avait promis monts et merveilles aux élections ont déjà perdu en 19 mois 40% de leur pouvoir d’achat. La justice qui devrait garantir l’épanouissement dans un état de droit démocratique vient tout simplement de changer de dépendance, passant d’un maître à un autre. La vie chère est devenue tellement intenable que nous ne laisserons plus les décideurs dormir sur leurs lauriers.

6. Que tous les responsables politiques sachent que le temps de la léthargie est révolu et que dorénavant le peuple ne descendra plus dans la rue pour des revendications abstraites, mais pour dénoncer les massacres, les viols, la hausse des prix des produits de première nécessité, l’inadéquation entre le revenu minimum et le loyer, la perte du pouvoir d’achat, les tensions salariales, la hausse des frais académiques, la hausse des frais de santé dans les établissements publics, le chômage des jeunes, le banditisme urbain, bref la dégradation de nos conditions de vie.

Et chacun recevra son « carton rouge » selon qu’il aura failli à ses responsabilités selon les cas.

Fait à Kinshasa le 02 Août 2020

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