BOUC-ÉMISSAIRISATION DE KABILA DANS LA RIPOSTE AU COVID 19, UNE ALTERNATIVE DÉSESPÉRÉE À LA CONSTIPATION D’IDÉES

ACTUALITÉ POLITIQUE

Financé à grands renforts par les propriétaires des puissants serveurs des médias globaux, le Kabila-bashing était devenu l’arme fatale de certains milieux d’influence qui s’étaient vus retirer le fromage des ressources naturelles de la RDC par la gouvernance résolument souverainiste d’un Joseph Kabila déterminé à mettre avant tout les richesses naturelles de son pays au service de la reconstruction et de la modernisation. Convaincu que certains partenaires dits traditionnels misaient sur le sous-développement endémique de la République Démocratique du Congo pour faire prospérer leurs économies, l’ancien Président de la République, élu sur base d’un vaste programme de reconstruction en 2006 et de modernisation en 2011 n’avait pas eu d’autre choix que de rechercher des financements innovants afin de sortir la RDC du décor moyenâgeux dans lequel elle pataugeait. Ce que ne lui pardonnèrent guère les fils des colons qui l’accusèrent d’avoir ouvert les arcanes des entrailles du Congo de leur ancêtre Léopold II aux « chinetoques » à travers notamment le vaste programme de reconstruction connu sous l’appellation de « contrats chinois ».
D’abord évalué à quelques neuf milliards de dollars américains en infrastructures contre des pans de minerais à extraire, ce projet ambitieux fut finalement amputé de près de la moitié en échange de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE). L’on se souviendra que le numéro un du FMI d’alors, Dominique Strauss-Kahn, avait pompeusement effectué un déplacement en RDC afin d’obtenir, comme qui dirait, « que la RDC ne se développe pas trop vite ».
Toutefois il n’en demeure pas moins vrai que pour la toute première fois depuis l’indépendance, des infrastructures titanesques sortaient de terre. Des kilomètres de route, des hôpitaux de référence modernes dans les 26 provinces, des écoles et universités, des engins motorisés pour la mécanisation de l’agriculture, la montée en puissance de l’armée, etc.
L’obsession de Joseph Kabila de bâtir coûte que coûte un État moderne au cœur de l’Afrique n’était pas pour plaire à ceux qui avaient pour mission d’entretenir l’instabilité et la déliquescence de l’État congolais afin de se servir allègrement et gratuitement de ses ressource naturelles. Ils n’avaient donc d’autres moyens que de stopper net cet élan, quitte à obtenir un chaos originel duquel pourraient émerger des petits États corvéables à souhait. Voilà l’origine du Kabila-bashing qui a été répandu à travers le soft power des ONG, activistes des droits de l’homme téléguidés, médias, mouvements citoyens, Églises, sociétés savantes, partis politiques, etc…
Toutes les légendes d’infamie contre le régime souverainiste congolais et Joseph Kabila étaient bonnes à prendre pour autant qu’elles puissent servir à détourner l’opinion nationale et internationale des vrais enjeux. Aussi des schémas de printemps arabes et de burkinabisation furent-ils expérimentés sans succès jusqu’à l’application du schéma congolo-congolais de Joseph Kabila qui culminait dans une alternance devant nécessairement échapper aux faiseurs des rois juchés outre-Atlantique.
DES ÉLITES PIÉGÉES PAR LE SCHÉMA NÉOCOLONIAL
Cependant beaucoup d’intellectuels bon teint et autres acteurs politiques étaient pris au piège de la commandite occidentale, embouchant vaille que vaille le refrain de la diabolisation de Joseph Kabila présenté sous toutes les coutures comme le fusible à faire sauter. Beaucoup ont gagné des galons dans ce bal des chauves de la manipulation de l’opinion en ayant pour seul discours politique que la diabolisation à outrance de l’héritier de Laurent Désire Kabila. À en croire cette engeance de la bienpensance à l’occidentale, il suffisait que Joseph Kabila ou son dauphin ne soient pas à la tête du pays pour que le Congo devienne un paradis.
UNE ALTERNANCE QUI NE SUFFIT DÉJÀ PLUS…
Tout se passe comme si les dindons de la farce ont été pris à leur propre piège, dans la mesure où l’alternance qui s’est produite en RDC a vu un opposant pur et dur décrocher le top job au plus grand désarroi des officines occidentales désemparées pour n’avoir pas réussi à imposer leur homme-lige, et obligés de rattraper le train de l’histoire en s’improvisant de bric et de broc parrains du nouveau système. Mais le miracle du paradis promis après Kabila ne se produisant toujours pas, ceux qui n’avaient pour projet de société que la haine de Joseph Kabila ne font que gaver l’opinion de faux fuyants en justifiant leur échec par les années Kabila. Au point de faire sortir de sa zone de confort un économiste proche de Lamuka qui est monté dernièrement sur ses quatre chevaux avec ce coup de gueule devenu depuis paradigmatique : « ils ont hérité d’un État en parfait état de gouvernabilité avec une armée dissuasive, des réserves de change au delà du milliard de dollars, un pays réunifié, des infrastructures modernes, une administration et une attractivité économique… Ils n’ont qu’à faire mieux s’ils en ont les capacités au lieu de justifier leurs infirmités par ceux qui ont dirigé avant ». Et de renchérir : « si Kabila qui n’avait rien trouvé (ndlr trois cent millions de budget national, soit un tiers des réserves de changes léguées à l’alternance) et qui en plus avait un Pays à reconstituer (ndlr deux tiers du territoire national occupé par des armées étrangères des pays agresseurs) avant de gouverner avait agi comme eux, il n’y aurait plus de RDC dans le concert des nations ».
LA SAGA DU COVID 19 ET KABILA
Il fallait être un prestidigitateur pour deviner sous le règne de Kabila qu’un virus dévastateur allait endeuiller la planète terre entière en 2020. On voit bien que même certaines puissances étrangères auxquelles certaines théories du complot attribuent la paternité du virus pour des raisons géostratégiques ou démographiques inavouées peinent à riposter à la hauteur de la menace. Partout, l’on essaie de riposter avec les moyens du bord et de parer au plus pressé. La Chine a dû sortir de terre un hôpital de 10.000 lits pour faire face à l’imprévu. En France la digue ne tient plus devant des vagues des malades dont certains sont envoyés à l’étranger, grâce notamment à l’assistance des médecins du pays de Fidèle Castro dans l’Outre-mer. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, les systèmes de santé des plus modernes ne tiennent plus au point que des hôpitaux de campagne sont construits à tour de bras.
Mais pour les pathétiques adeptes du Kabila-bashing, il aurait fallu que les nombreux hôpitaux reconstruits ou construits par Kabila pour répondre à la demande de l’époque aient déjà prévu de faire face au COVID 19. Quel délire ! ! !
Ils ont perdu toute leur objectivité, en étant incapables de reconnaitre par exemple que l’hôpital du cinquantenaire est le meilleur et le plus moderne de toute l’Afrique centrale. La critique est aisée, mais l’art très difficile. Certains semblent s’en être rendu compte un peu tard!
Un pays ne se construit pas avec des esprits chagrins qui cherchent partout des prétextes pour justifier une absence de vision et une incapacité managériale caractérisée. Kabila a fait sa part bon gré mal gré. Son bilan est figé dans le cosmos. Aux uns et aux autres de faire mieux pour présenter à leur tour un bilan autrement plus élogieux. Les années passent, le peuple observe pour dire son dernier mot en 2023. Et c’est déjà après demain.
D’aucuns ont certes acquis une épaisseur politique en exposant sur des bases erronées Joseph Kabila au mépris public… Mais on voit déjà qu’ils commencent à se rendre à l’évidence comme le dit l’adage, que l’on peut tromper le peuple un certain temps ou une partie du peuple tout le temps, mais qu’il est impossible de tromper tout le peuple tout le temps. Au mensonge l’ascenseur et à la vérité les escaliers. 2023 risque d’être l’horizon où l’écho de la mise en garde du révolutionnaire Sékou Touré va assagir irréversiblement le peuple congolais. Le premier Président de la Guinée Conakry disait à ses compatriotes :  » lorsqu’un dirigeant africain est félicité par les colons, c’est qu’il n’est pas du côté du peuple ». « Le jour où les anciens colons diront du bien de moi, c’est que je vous aurai trahis », ponctuait-il.
Si les néo-colonialistes se sont donné tant de mal à mobiliser leurs réseaux pour jeter en pâture Joseph Kabila Kabange, c’est certainement parce qu’à l’instar de Patrice Emery Lumumba, M’zee Laurent Désiré Kabila, Thomas Sankara, Sékou Touré et autre Mouammar Kadhafi, il a choisi de ne jamais trahir son peuple. La vérité ne se cache jamais indéfiniment. Elle finit par se venger contre quiconque essaie de la travestir.

Serge White Ndjibu

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