Thierry Monsenepwo : « Quel est l’état des pays qui ont connu des révolutions ces 5 dernières année ? » (Tribune )

Ce weekend j’ai tiré mon attention sur les cas:
Zine el Abidine ben ali, kadhafi, compaore, jammeh, et Moubarack tout ces Présidents qui sont tombés de suite de ces révolutions 2.0 que le monde a découvert depuis le printemps arabe.
Mais des années après ce vent dit « democratique », personne ne se demande ce que sont devenus ces pays où les populations pensaient que leurs problèmes quotidiens étaient incarnés en ces Président qu’ils ont détesté du jour au lendemain. Les médias internationaux qui ont accordé leurs Unes à ces révolutions se taisent sur le marasme qui frappe ces pays depuis la chute de ces Président.
D’abord commençons par la Tunisie. Les gens ne le savent peut être pas assez mais ce pays est en mauvaise position aujourd’hui avec un déficit d’exportation de près de 5 milliards d’euros. Le tourisme, élément d’entré de devise pour ce pays, est en berne à cause entre autre des menaces terroristes. Et pour cette année, l’inflation va se fixer à près de 12% et la monnaie s’est dépréciée de 25%. Une situation jamais connue sous l’air Ben Ali que certains tunisiens pleurent déjà aujourd’hui.
De tous, le sort le plus triste est celui de la Libye. Divisée en 3 parties cette terre n’est Nation que de Nom. Horde de rebelle, reprise de la traite des noirs, sans croissance, explosion du terrorisme, le pays du guide aujourd’hui ne ressemble à rien alors que son PIB sous le leader assassinE était la plus forte de la sous région.
Le Burkinabé moyen aujourd’hui ne sait plus ou donner de la tête. Entre menaces de terrorisme et pouvoir d’achat qui baisse du jour le jour, les compatriotes de compaore risquent dans les prochains jours, de reprendre le chemin de la rue pour exiger de leur actuel gouvernement un peu plus d’actions sociales Car la situation est intenable. Malheureusement pour l’Afrique de l’Ouest, c’est la même réalité en Gambie où le pays risque de se retrouver en défaut de paiement si les bailleurs de fonds ne répondent pas positivement à l’appel de l’actuel président qui ne sait plus ou donner de la tête.
Mais face à cette note sombre, quand même on peut se féliciter de la réussite de l’égyptien Al Sissi qui a su préserver les acquis de l’air Moubarack en sachant à temps, mettre un terme aux dérapages des révolutionnaires islamistes.

De ce qui précède, il est clairement ressorti que les problèmes des états certes, à des cas près, sont liés aux dirigeants, mais pas toujours. Et souvent c’est mal pensé que de croire que défenestrer un Président par la rue, ou par une révolution de palais, est la garantie de résoudre les problèmes du pays.
Comme l’a dit Blaise Pascal , des fois être trop libre est mauvais pour l’esprit.

Thierry Monsenepwo / Communicateur MP

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