Soupçon de Détournement de fonds alloué aux travaux de Sauts-de-mouton : La Présidence de la République pointée du doigt !

ACTUALITÉ Infrastructures

République démocratique du Congo, chaque jour qui passe amène son lot de nouvelles en ce qui concerne la gestion des finances publiques, spécialement au niveau de la présidence de la République. En témoigne, les rapports produits il y a peu par l’ Observatoire de la Dépense Publique, ODEP. Dans ce rapport, il est indiqué que les promesses du président Félix Tshisekedi sur une meilleure gestion des finances publiques sont jusque-là une chimère.
Prenant exemple sur le programme dit « de 100 jours « , mené exclusivement par le Directeur de cabinet, Vitale Kamerhe, l’ONG note qu’il a été géré en violation de la loi régissant les finances publiques. Car, il y a eu surfacturation et opacité dans la passation des marchés .
Toujours selon ce rapport, 21 projets ont été effectués de gré à gré et le budget de cinq d’entre d’entre-eux dépassent le seuil légal d’éligibilité qui est de 4 millions de dollars. De plus, certains projets de construction d’écoles ont été surfacturé. C’est le cas du complexe scolaire Mokengeli et ceux de l’école maternelle et primaire du camp Tshatshi. Le premier a été financé à hauteur de 1 880 000 et le second à 3,299 millions. Des chiffres qui font réellement sauter les nerfs comparativement aux travaux réalisés sur terrain. Une surfacturation à outrance, œuvre semble-t-il du tout puissant Directeur de cabinet qui avait, faute de gouvernement, privatisé la gestion des finances publiques, lui-même faisant fonction de Ministre du budget, des finances, de l’ordonnateur des dépenses etc.
Et c’est dans la foulée, que les Congolais avaient même appris que des concepts comme retrocommission existe.
D’autre part, la sortie médiatique du Ministre des finances, Sele Yalaghuli a fait savoir aux Congolais que les différents projets de 100 jours du Chef de l’État ont été financés à hauteur de 70% . Mais la réalité sur terrain indique que le niveau d’exécution physique desdits projets est en deçà du niveau d’exécution financière. D’où vient alors que Vital Kamerhe se permet de demander d’autres ressources financières au trésor public, alors que les premières n’ont pas encore fourni le travail pour lequel elles ont été décaissés ? La logique voudrait donc que le niveau d’exécution physique des projets soit conforme au niveau d’exécution financière. D’où, la nécessité, comme l’exige l’ODEP de diligenter un audit sur la gestion financière du programme de 100 jours.

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