« Le nouveau code minier donne des cauchemars aux ennemis de la RDC! La Gecamines répond au pamphlet de Rafael Ngoy Mushila »

Le géant minier congolais vient officiellement de dénoncer une pseudo analyse technique de Raphael Ngoy Mushila concluant à sa mort clinique en tant qu’opérateur minier. D’après Albert Yuma et Jacques Kamenga, ce « pamphlet » dépourvu de toute rationalité n’a qu’un seul objectif, celui de décrédibiliser cette société commerciale et ses dirigeants.

En effet, cet ancien ingénieur de Gécamines soutient, dans son analyse décriée, la nécessité de faire évoluer l’entreprise vers une société de participations minoritaires. Ce qui, pour Gécamines, consacre la thèse de ceux qui militent pour que la Rd Congo ne gère plus elle-même ses gisements.

« Gécamines récuse les analyses tronquées que cette personne développe sur la prétendue incapacité technique et opérationnelle de Gécamines à redevenir un opérateur minier. Nous sommes farouchement opposés à cette hérésie et pensions que l’accréditer serait une erreur historique grave et impardonnable qui priverait pour des dizaines d’années au minimum, la Rd Congo du peu de contrôle qui lui reste encore sur son patrimoine minier », précisent les dirigeants de Gécamines dans un courrier adressé au chef du Gouvernement.

A en croire Albert Yuma et Jacques Kamenga, l’intention de l’auteur et de ses commanditaires est triple.

Primo. Elle vise à décrédibiliser l’action de l’équipe dirigeante de Gécamines alors même que tous voient sur le terrain la reprise des activités. Secundo. Elle a pour objet de tenter un ultime baroud d’honneur en faveur de la fermeture de Gécamines en tant qu’opérateur minier. Tertio. Elle consiste à demander la révision du Code minier de 2018.

Et d’insister : « le moment choisi par ces adversaires pour la publication de ce pamphlet n’est pas anodin. Peut – être, pensaient – ils, qu’il sera bientôt trop tard et que toutes leurs élucubrations pour justifier le renoncement à reconstruire un champion national ne seront bientôt plus audibles face aux évidences et que nous assistons après les rapports des ONG de l’étranger, à une énième tentative désespérée pour inverser le cours irréversible de la montée en puissance de Gécamines. »

Au demeurant, l’équipe dirigeante de Gécamines reste convaincue qu’il n’y a aucune raison pour penser que des congolais ne pourraient pas gérer leurs mines au moins aussi bien que les privés étrangers. Et que les investisseurs étrangers majoritaires dans les joint-ventures ne sont pas nécessairement les partenaires qui ont le plus à cœur les intérêts du pays.

Emilie MBOYO

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