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Intox sur la séquestration et tortures de deux voleurs chez Francine Muyumba à Lubumbashi

VOICI LA RÉALITÉ DES FAITS TRAVESTIS PAR JUSTICIA Asbl ET LUCHA

Ce mardi 23 Avril 2019, l’opinion nationale, davantage tournée vers l’avènement historique d’une femme au perchoir de l’Assemblée Nationale et vers la nomination subséquente d’un formateur du gouvernement, s’est subitement vue désorientée par une attaque coordonnée de JUSTICIA Asbl et de la LUCHA contre une autre femme de valeur qui fait parler en bien de la RDC à l’échiquier continental, voire mondial. L’organisation de défense des droits de l’homme JUSTICIA Asbl basée à Lubumbashi et le mouvement citoyen LUCHA ont monté en épingle une légende d’infamie tellement grottesque que l’on est en droit de s’interroger sur leurs véritables motivations.

LES FAITS

Il s’agit principalement d’une histoire de vol dont a été victime la Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse (UPJ) et sénatrice nouvellement élue dans sa résidence de Lubumbashi au cours d’un récent séjour entre le 11 et le 16 avril derniers. Le crime a été perpétré par deux d’entre ceux-là mêmes qui étaient sensés assurer la protection de madame Francine Muyumba à l’intérieur de sa résidence. En effet, paniquée par un sifflement de balles en pleine nuit, la Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse avait appelé au secours en vain jusqu’à se faire assister à titre exceptionnel par les autorités militaires plus promptes cette nuit là à lui assurer une nécessaire assistance à personne en danger en dépêchant quelques éléments armés pour parer au plus pressé. Au lieu de s’acquitter de la mission leur confiée, deux de ces militaires vont se permettre de commettre un vol inattendu. Et ce n’est pas n’importe quel accessoire qui a été subtilisé à la Présidente de l’UPJ, mais son sac à main. Un objet dans lequel les femmes ont l’habitude de ranger ce qu’elles ont de plus précieux ainsi que leurs pièces d’identité.

Le contexte dans lequel ce forfait a été commis mérite d’être circonscrit pour dissiper tout malentendu.

La ville de Lubumbashi a eu dernièrement des allures de far west à cause des hordes de criminels lourdement armés qui y semaient terreur et désolation. Munis d’armes de guerre, des fusils d’assaut et des explosifs, ces hors-la-loi ont réussi à paralyser l’appareil sécuritaire de la capitale du cuivre en frappant à tout va n’importe quelle cible supposée imprenable. La ville de Lubumbashi s’est ainsi retrouvée dans une psychose telle que le Président de la République, qui avait pourtant solennellement promis de réserver la primeur de son itinérance à l’ex province du Bandundu, s’y est prioritairement rendu pour éteindre le brasier, non sans y avoir préalablement dépêché l’Inspecteur Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), le Général John Numbi. Il a fallu ensuite toute une réunion au sommet du Conseil Supérieur de la Défense au grand complet pour essayer de ramener un semblant de sérénité à Lubumbashi, plus d’une semaine après l’élection très disputée du nouveau Gouverneur de la Province du Haut-Katanga.

C’est donc dans une ville de Lubumbashi aux allures de jungle que devrait séjourner la Présidente en exercice de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, en vue, à en croire LUCHA et JUSTICIA, d’apporter son soutien au futur vainqueur de l’élection du gouverneur de la province du Haut-Katanga qu’elle a désormais l’insigne honneur de représenter à la chambre haute en qualité de sénatrice.

INDIGNATION SÉLECTIVE DE JUSTICIA ET LUCHA

À l’issue de leur sortie médiatique synchronisée, JUSTICIA Asbl et le mouvement citoyen LUCHA se sont mis vent debout non pas contre le vol caractérisé dont a été victime l’ambassadrice Francine Muyumba, mais contre le fait qu’une protection militaire lui ait été accordée dans un contexte de confusion totale qui régnait alors non seulement à Lubumbashi, mais surtout autour de la résidence de madame Muyumba où des balles s’étaient mises à crépiter en pleine nuit faisant craindre le pire.

On voit clairement une ligne d’attaque assumée visant à transformer la victime en bourreau. À travers un légalisme ringard vicieusement orienté, LUCHA et JUSTICIA auraient sans doute souhaité que la tête d’affiche de la jeunesse africaine n’eût pas pris des précautions sécuritaires à la hauteur de la menace et qu’elle se soit contentée d’une simple protection policière au plus fort du sifflement des balles…

Face à une police débordée à Lubumbashi par l’armement lourd des assaillants, le Chef de l’État lui-même avait compris que la réponse ne pouvait qu’être militaire en missionnant l’Inspecteur Général de l’armée nationale pour ramener le calme. Quoi de plus normal que se sentant en danger de mort, la sénatrice ait eu le réflexe d’alerter les autorités militaires? Est-il vraiment encore possible d’inférer que des personnes normalement constituées soient bien intentionnées en s’indignant qu’une assistance militaire occasionnelle spontanée puisse avoir été accordé à une telle personnalité ?

Eric Monya gu Gimbunze
Journaliste d’investigation

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