Exploitation illicite du pétrole de la RDC par l’Angola : Le silence assourdissant des autorités Congolaises inquiète !

ACTUALITÉ Economie

Une grande partie du pétrole produit par l’Angola appartient à la République Démocratique du Congo selon plusieurs éléments saillants. C’est dans cette optique que nous nous sommes intéressés à cette question qui oppose l’Angola et la RDC devant les juridictions internationales. Nous avons voulu comprendre les dessous d’un différent aux ramifications géostratégiques qui menacent les intérêts de plusieurs majors pétroliers et Banquiers …Décryptage

Malgré que la République Démocratique du Congo, a déposé, plusieurs requêtes sur la délimitation de ses frontières maritimes aux Nations Unies, en faisant savoir à la Commission des limites du plateau continental que la zone du plateau continental de la côte congolaise fait l’objet d’une occupation de fait par l’Angola. Le document déposer par le gouvernement congolais s’intitulait : « Information préliminaire à la commission des limites du plateau continental , conformément à l’article 76, paragraphe 8 de la convention des nations unies sur le droit de la mer du 10 février 1982 dite convention de Montego Bay » et un autre document intitulé « Loi portant délimitation des espaces maritimes de la république démocratique du Congo, concernant son projet d’ extension du plateau continental au-delà de 200 milles marins et ce ,au titre du paragraphe 76 de la convention de Montego Bay ».

Par un courrier daté, du 31 juillet 2009, la République de l’ANGOLA, rejette cet acte visant la délimitation unilatéral de toutes les zones maritime, y compris le plateau continental. A cet effet, la République d’ANGOLA, reste fermement attaché aux dispositions de la Convention sur le droit de la mer du 10 février 1982, article 83, paragraphe 1; qui préconise que la délimitation du plateau continental entre états, dont les côtes adjacentes, qui se font face, est effectuée par voie d’accord conformément au droit international tel qu’il est visé à l’article 38, du statut de la cour international de justice de la Haye (CIJ), afin d’aboutir à une solution équitable et pacifique .

Hors, d’après la commission intérimaire du golf de guinée (CIGG), on reconnait à la RDC, la zone d’exploitation exclusive d’une superficie de 68.400 km2, mais la RDC n’en fait rien et les dispositions de l’article 77, paragraphe 2 et 3 de la convention de MONTEGO BAY de 1982, stipule : « les droits visés au paragraphe 1, sont exclusifs, en ce sens que si l’état côtier, n’explore pas le plateau continental ou n’en n’exploite pas les ressources naturelles , nul ne peut entreprendre de telles activités sans son consentement exprès ».

Les droits de l’état côtier sur le plateau continental sont indépendants de l’occupation effective on fictive, aussi bien que toute proclamation expresse.

La délimitation des frontières maritimes , ne peuvent donc poser des problèmes , vu que cette question à été résolue par la CONVETION de MONTEGO BAY du 10/02/1982, l’ANGOLA avait limité ses frontières , la RDC se retrouve dans le droit d’ouvrir , une zone ou un corridor d’au moins 20 km de large et 200km de long entre l’enclave de CABINDA et L’ANGOLA , soit une zone de 4.000 km2 dans laquelle , toute production découlant des découvertes de pétrole présentes et futures est partagée entre la RDC et les contractants.

G. Wanga