Election Sénatoriale en RDC : Constant MUTAMBA parmi les corrupteurs !

En République Démocratique du Congo, la Commission Electorale Nationale Indépendante(CENI) a organisé l’élection des Sénateurs sur presque toute l’étendue du territoire national. A la publication des résultats provisoires qui ont donné une large victoire au Front Commun pour le Congo, des voix se sont levées pour dénoncer ce que l’on appelle « corruption à ciel ouvert » qui a caractérisé cette élection. Des scènes de violences ont été observées dans quelques provinces ou les partisans du parti présidentiel, Udps, sont descendus dans la rue, cassant tout sur leur passage en guise de protestation contre notamment les députés provinciaux de leur parti.
A la suite de ces manifestations de colère qui ont abouti aux morts d’hommes et pertes énormes de biens de particuliers, il a été convoqué une réunion interinstitutionnelle au terme de laquelle les autorités de la République sous la direction du Chef de l’Etat ont décidé de la suspension de l’installation des Sénateurs nouvellement élus, le Procureur Général près la cour de cassation ayant été instruit de diligenter des enquêtes sérieuses pour établir les responsabilités des uns et des autres dans cette corruption à grande échelle que tout le monde décrie.
D’après nos sources au Parquet Général près la cour de cassation, de Hauts magistrats ont d’ores et déjà été déployés dans les provinces pour assurer la clarté dans le traitement de ce dossier qui fait la honte de la République et qui discrédite les locataires de la chambre haute du parlement considérés comme sages de la République.
Après nos investigations et de nos correspondants permanents dans la province de Lomami, l’audition des députés provinciaux a effectivement d débuté hier et des faits de corruption seraient même déjà retenus dans le chef de certains candidats dont le plus cité est un certain Constant MUTAMBA, président de la NOGEC, un parti politique fictif affilié au Front Commun pour le Congo. Avocat de son état, 29 ou 30 ans à peine, Constant Mutamba était candidat député provincial et National pour le compte de la NOGEC dans la circonscription électoral de Lubao ou il a lamentablement échoué, son parti politique n’ayant pas atteint le seuil ni provincial ni national. C’est qui signifie que le parti politique de Monsieur Mutamba n’a aucun élu provincial. C’est assez curieux que le type se soit présenté comme candidat sénateur dont l’élection se passe au second degré dans les Assemblées Provinciales. S’être ainsi présenté malgré tout, s’apparente soit à une supercherie et est en réalité une fraude et une corruption planifiées d’avance, lesquelles sont éclaircies par la réalité selon laquelle, il faut avoir ses grands électeurs pour se présenter à l’élection sénatoriale. Si Constant Mutamba ignorait cet état de chose tout avocat qu’il est, alors il faut le classer dans le groupe de ces intellectuels désincarnés et velléitaire qui, à l’instar des chiens perdus sans collier de Gilbert Cesbron, écument le vaste monde en quête de bonnes raisons de dire pis pour justifier la disparition manifeste de son parti fictif de la scène politique RD Congolaise. Il est donc clair que le leader de la NOGEC comptait sur les actes de corruption qu’il mènerait sur des députés provinciaux d’autres partis politiques aux fins d’ obtenir un siège au sénat afin de garantir sa survie politique, après un échec honteux et nauséeux aux législatives nationales et provinciales.
Revenons aux faits tels qu’ils se sont déroulés ce jeudi à l’audition de quelques députés provinciaux au Parquet Général près la cour d’appel de Kabinda . Notre correspondant permanent indique que les premières comparutions indiquent que le Leader de la NOGEC avait remis par personnes interposées de l’argent à quelques députés provinciaux, 5000 USD à chacun en échange de leurs voix à l’élection sénatoriale. Seulement, deux députés lui ont remis cet argent pot-de vin, l’un avant le vote et l’autre après le vote, répondant ainsi à la voix de leur conscience qui leur a dicté de ne pas consommer de la corruption. En effet, tel un chien enragé, le juriste Mutamba a mobilisé une dizaine de jeunes gens qui sont descendus dans la rue scandant des insanités contre les députés qui ont refusé de consommer sa corruption. Manifestement affublé de l’illusion du savoir immédiat, ce Chroniqueur politique occasionnel aurait saisi le parquet général près la cour d’appel de Lomami pour porter plainte contre les députés qui lui ont remis son argent corrupteur en demandant au magistrat de qualifier les faits autrement , en parlant peut être d’escroquerie, pour inquiéter ces élus qui ont pourtant accompli un acte héroïque. En récompense, le Président National de la NOGEC a promis un cadeau spécial au Magistrat qui a en charge ce dossier. Ce qui ressemble à une double corruption. Notre rédaction tient à l’œil ce magistrat et lui rappelle que nous suivons de près cette situation délicate.
En faisant ce montage grossier contre les élus provinciaux, Constant Mutamba, ce jeune suicidairement ambitieux et présomptueux aux aspirations manichéistes en vase clos, adopte la dangereuse politique de l’autruche qui croit qu’il lui suffit de plonger la tête – et les yeux – dans du sable pour échapper à des réalités non vues. Bien plus, il allume un feu qui ne va consumer que lui-même, avec tout ce que cela comporte comme inconvénient sur lui-même, comme ce fut le cas dernièrement, lors que dans le cadre de ses ambitions démesurées, il a eu, lors de la campagne électorale, à multiplier des insultes contre le candidat de l’opposition devenu président de la République, à qui, il s’est mis par la suite à présenter des excuses avec des mobiles systématiquement inavoués. Drôle de politiciens. Nous y reviendront.

Kakasha Mulumbu ( correspondant / Lomami )

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