Élection au Sénat : Thambwe Mwamba, le parcours de l’homme et ses réalisations au service de la Nation Congolaise

ACTUALITÉ POLITIQUE

Depuis l’annonce de la candidature du Sénateur Alexis Ntambwe Mwamba au poste de Président du Sénat dans le bureau définitif, la nation Congolaise toute entière et la classe dirigeante veulent pénétrer davantage l’homme en vue de le connaître à fond. Notre rédaction vous offre l’occasion de le découvrir à travers ces lignes. Voici cher lecteur, le Sénateur Alexis Ntambwe Mwamba.

Le jour où il fus nommé ministre en charge des affaires étrangères, ministère régalien par excellence. C’est l’institution centrale dans la gestion des relations extérieures, conformément au droit international, et à la répartition des compétences en droit national.

C’est au ministère des affaires étrangères que revient la responsabilité de présenter les instruments de ratification de tous les engagements internationaux signés par le gouvernement.

Les options fondamentales de notre diplomatie, telles que levées par le Président Joseph Kabila au cours de la législature 2006-2011, portaient sur une diplomatie de paix et de développement.

Diplomatie au service de la paix, de la stabilité et de la coexistence pacifique avec les Etats du monde libre, et principalement les 9 pays voisins à la RDC.

Diplomatie de développement qui participerait aux efforts de reconstruction de l’Etat et de son redressement économique, en appui au programme des cinq chantiers de la République.

La République se devait de retrouver la confiance des partenaires, qu’il s’agisse des Etats, des organisations internationales et des acteurs étatiques.

Cette quête du renouveau diplomatique de la RDC m’a amené à jeté un regard rétrospectif sur la marche de notre diplomatie, afin de mener une analyse critique pour sa relance.
Dresser un état des lieux non complaisant sur notre outil diplomatique et son déploiement en Afrique et dans le reste du monde, d’une part, et sur la qualité de ses animateurs, d’autre part.

Missions-Objectifs & Stratégies

Ma mission consistait à assurer l’animation et le suivi de la politique étrangère de la RDC et de sa diplomatie.
La préoccupation de la RDC étant de se déterminer dans un cadre géopolitique mondial dans lequel s’inscrirait sa diplomatie, au regard des réalités régionales déployées dans un passé récent.

La RDC ambitionne de jouer son rôle central de leader régional et continental en construisant sa stratégie diplomatique globale et mondiale sur sa capacité d’intégrer les attentes africaines, les nécessités régionales dans sa stratégie de construction de sa puissance nationale.
Il s’agit, en bref, de se construire de l’intérieur et à partir de la région pour mieux se positionner par rapport aux dynamiques, enjeux et perspectives de la politique mondiale.
L’approche congolaise des affaires mondiales est donc que la construction et la gestion de la puissance régionale passe avant le devoir de participation à la vie internationale, multilatérale et mondiale.
Ceci est traduit par une nouvelle diplomatie régionale déployée sur base d’un agenda de paix post-conflit dans ses multiples aspects, anciens et nouveaux. Les relations bilatérales normales étant renforcées et diversifiées tandis que, pour leur part, les coopérations multilatérale, régionale et mondiale sont recentrées et spécialisées.
La problématique (diagnostic)

Les multiples mutations que connaît le monde appellent à de profondes réformes de la diplomatie congolaise et son adaptation aux réalités du moment. L’environnement se caractérise par des défis fondamentaux, notamment des mutations économico-financières, sociologiques, climatologiques et les questions internationales deviennent de plus en plus complexes et diversifiées. Cela requiert du diplomate plus de professionnalisme et des décideurs plus d’engagement pour une diplomatie efficiente au bénéfice de la Nation.
Cette analyse suscite la réflexion sur la nécessité d’assurer « plus de professionnalisme et d’engagement dans la diplomatie congolaise face aux enjeux actuels et futurs du monde ».

Sur le plan politique et diplomatique

Le retour de la confiance des partenaires étatiques et non étatiques ainsi que des organisations internationales s’avérait indispensable. La RDC se devait d’être à nouveau fréquentable.
Or, à la prise de mes fonctions, la République était sous sanctions au sein de plusieurs organisations pour défaut de paiement de ses contributions.

Le paiement partiel voire total de nos arriérés au sein de différentes organisations nous accordait à nouveau le droit, entre autres :
• à la parole et au vote (UA, CEEAC, SADC, Francophonie,…) ;
• de siéger au sein des comités et sous-comités ;
• à positionner nos ressortissants au sein des commissions ;
• à l’éligibilité à la fonction publique internationale.

Relations multilatérales

  • En 2009, la RDC a abrité le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC, dont elle assurera la présidence de 2007-2009, et de la SADC qu’elle assurera la présidence de 2009-2010.
    La RDC prendra une part active dans la consolidation de la paix en Afrique centrale, au sein de la MICOPAX, la mission de pacification en RCA, qui était à l’époque dirigée par un officier général des FARDC dans le cadre de la composante militaire de la CEEAC.
  • En 2010, il s’est tenu à Kinshasa la 22ème session de l’assemblée parlementaire des pays ACP et la 20ème session de l’assemblée parlementaire paritaire ACP- UE.
  • En octobre, à Montreux, les Chefs d’Etat et de gouvernement ayant la langue française en partage décideront de la tenue, à Kinshasa, du 14ème sommet de la Francophonie en 2012.
  • Relance des activités au sein de la CEPGL avec des projets intégrateurs dans la région, par deux résolutions prises lors du conseil des ministres du 29 juillet 2010 à Rubavu, au Rwanda. Il s’est agit : 1° d’un accord de principe sur l’intérêt et la nécessité de mettre en place un traité sou-régional de gestion commune et intégrée des eaux du lac Kivu et de la rivière Ruzizi ;
    2° du soutien au projet de construction de la centrale hydro-électrique de Ruzizi III.

La République s’est davantage impliquée dans la dynamique d’activités liées à l’évolution et aux progrès du processus engagé pour un développement durable.

En novembre 2009, la RDC s’est impliquée pour l’adoption à Kinshasa et la signature à Brazzaville d’un instrument juridique portant sur le contrôle, en Afrique centrale, des ALPC. « Convention de Kinshasa », dans le cadre du maintien de la paix et de la sécurité dans la sous-région.

Crise économique et financière mondiale
Au cours de la 1ère décennie de ce millénaire, hormis les dossiers relatifs à l’allègement de la dette et de l’accroissement de l’aide publique au développement, une attention particulière sera réservée, au niveau diplomatique, à la participation du pays au sein du groupe des Pays les Moins Avancées dont je prendrai une part active lors de la conférence de février à New Delhi en Inde.

Sous la pulsion du Président de la République, la RDC prenait l’option d’orienter sa coopération économique vers les pays du « BRICS » et la Corée du sud notamment.

Droits de l’homme
La situation des droits de l’homme en RDC a été examinée en décembre 2009 dans la cadre du nouveau mécanisme appelé « Examen Périodique Universel ».
Le gouvernement s’engageant davantage contre les violations des droits et du droit international humanitaire. C’est le cas particulier des viols dénoncés et condamnés.

J’aurais à accueillir la secrétaire d’état américaine, Hilary Clinton, et engager des discussions franches avec elle sur cette question à Kinshasa et Goma.

J’ai du soutenir la position de la République contenue dans le mémoire déposé aux Nations Unies relatif au Rapport Mapping.

Relations bilatérales

Dans le cadre des relations bilatérales, il y a lieu d’évoquer en particulier les questions relevant de la défense des intérêts de la République.

Expulsion de nos compatriotes
A ce sujet, nonobstant les négociations sur le rétablissement et le renforcement de la paix avec les Etats voisins, principalement à l’est de la République ; au cours de mon mandat à la conduite de notre diplomatie, la RDC aura à faire face à des problèmes d’expulsion de ses ressortissants par les pays voisins (Angola, République du Congo, RSA) pour ne citer que ceux-ci, souvent dans des conditions de violation des droits humains.
Le gouvernement sera soumis à une pression intérieure consistant au droit d’exercer la réciprocité à l’encontre des populations originaires des pays indexés.

Problèmes frontaliers
Plusieurs conflits frontaliers, en violation de notre intégrité territoriale, surgiront avec des pays voisins. Les plus marquants furent avec l’Angola, non seulement au niveau de la frontière terrestre mais davantage au niveau du plateau continentale où nos réserves pétrolières sont indûment exploitées.

Je tiens à saluer, l’apport de l’Honorable Mario Losembe qui a permis à la RDC d’introduire, avant le délai butoir, sa requête à la Cour d’arbitrage de l’autorité international du droit de la mer.
Cela, conformément à la convention de Montego Bay de 1982, article 86, sur le droit des Etats disposant d’un littoral d’avoir accès à la haute mer.

A quelques jours de l’expiration du délai butoir, la RDC promulguera la loi délimitant le plateau continental qui sera aussitôt transmise à la Commission des Nations Unies sur le droit de la mer.

Sept jours avant l’expiration du délai, l’Angola avait déposé une requête au terme de laquelle elle ne reconnaissait à la RDC aucun droit d’accès à la haute mer.

L’Inde
En octobre 2009, ma visite dans ce pays, à la tête d’une forte délégation, comprenant notamment le ministre du plan et celui des PTT, a eu un impact considérable sur nos relations avec ce pays émergeant.

Cette visite a abouti à l’octroi d’une ligne de crédit de 263 millions de dollars américains en faveur de la RDC, pour les projets ci-après :

  • 45 millions pour le projet du barrage hydro-électrique de Kakobola ;
  • 165 millions pour le projet du barrage hydro-électrique de Katende ;
  • 50 millions pour la réhabilitation de la voie ferrée urbaine à Kinshasa.

Aussi, un don de 25 millions américains pour l’adduction d’eau potable en zones rurales.

Doit-on évoquer le problème du pas de porte sur Kakobola, qui nécessitera votre rencontre avec le premier ministre indien, en février 2011, pour débloquer le financement de Katende ?

Le Ministère : le personnel et les équipements

Du 29/11/2010 au 5/12/2010 se tint, sous ma conduite, la 11ème conférence diplomatique, sous le thème « La diplomatie congolaise 50 ans après : bilan et perspectives ». La dernière conférence datait d’il y a huit ans.

Celle-ci, tel que le dira le Président J. Kabila dans son discours d’ouverture, s’est voulue être une analyse proactive des temps forts, des succès, mais aussi des faiblesses et des échecs éventuels d cette diplomatie.

Le personnel
Le recrutement complaisant du personnel exacerbé par le manque de formation permanente ainsi que des erreurs stratégiques ou de gestion des questions diplomatiques n’ont fait que ternir l’image de la diplomatie congolaise.
Un contrôle des titres scolaires et académiques des agents diligenté par mes soins plus tard, le confirmera.

Ce constat, m’amènera à œuvrer pour le renforcement des capacités des agents affectés aux affaires étrangères.
La coopération avec la RSA avait permis, sous le mandat à la tête de ce ministère de mon ami Raymond Ramazani Baya, de financer l’académie diplomatique au sein de laquelle tous les agents du ministère étaient conviés à suivre une formation.
Le financement du projet par les sud-africains ayant pris fin, je parvins à inscrire l’académie au budget annexe du gouvernement. Aussi, ses portes furent ouvertes aux fonctionnaires d’autres institutions publiques.
J’étendrai au niveau de la coopération bilatérale, la formation des agents dans divers pays (Japon, Inde, Brésil, Egypte, Iran, France,…).
Les salaires
Liquidation des arriérés de salaire des diplomates en poste.

Missions diplomatiques
J’ai procédé à l’ouverture de trois nouveaux postes diplomatiques : Ankara en Turquie, la Havane au Cuba et Juba au Soudan du sud.

Des fonds nécessaires ont été débloqués pour l’achat d’une nouvelle chancellerie à Berlin et la réhabilitation de plusieurs chancelleries dont celle de Washington.
Le gouvernement tchadien avait consenti à dédommager la RDC pour son bâtiment qu’il occupait.
Plusieurs ambassades ont été dotées de véhicules officiels neufs.

Enjeux sécuritaires

Le ministre des affaires étrangères prend part aux réunions du conseil national de sécurité.
Il est de ce fait en étroite collaboration avec toutes les structures et institutions sécuritaires du pays, le ministère des affaires étrangères étant en interaction avec ses dernières, et agit en interface auprès des gouvernements étrangers.

Ouvrages consultés
• Thambwe-Mwamba A., Rapport générale de la 11ème conférence diplomatique, Kinshasa du 29/11-5/12/2010, page 20

• Thambwe-Mwamba, dans son article « Traditions et perspectives de la diplomatie du développement en RDC », dans l’ouvrage « Pour un nouvel agenda diplomatique congolais dans un nouveau contexte régional et mondial », 2010, page 12-13,

• Quelques notes personnelles.

REALISATIONS

I. SOMINKI

Par son initiative, il a convaincu les actionnaires pour réunir dans un grand ensemble minier et industriel plusieurs petites sociétés minières du Kivu à savoir :

  • COBELMIN
  • MGL
  • KIVUMINES
  • SYMETAIN etc…

Sociétés qui étaient en perte à la suite de la baisse des matières premières pour pouvoir créer la SOMINKI actuelle.

A son départ de la société, plus de 10 mille travailleurs étaient au service de cette entreprise qui était florissante. Les actionnaires de la société satisfaits de son management lui avaient dès le départ donné un statut exactement comparable à des dirigeants européens.

Après son départ, l’entreprise n’était plus que ruine.

II. OFIDA

Office qui était en veilleuse, bien avant son arrivée, malgré les tentatives de gestion par aussi bien des expatriés belges et français que des congolais dont les noms sont bien connus.

Lorsqu’il est arrivé à la tête de cet office, il a combattu la fraude avec acharnement, mettant au pas y compris les membres de la famille présidentielle.
Les recettes qui ne dépassaient pas 15 millions de dollars par mois, sont allées largement au-delà de 30 millions de dollars par mois. L’office est devenu un des premiers pourvoyeurs…… remplaçant ainsi la GECAMINES.

Il a été le premier à engager un lot des jeunes universitaires à l’OFIDA alors qu’il n’avait trouvé que deux universitaires. Il a modernisé un vieux bâtiment qui était en ruine pour en faire le siège de l’Office car ce dernier n’avait pas de siège quand il est arrivé.

III. MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS

Alors que la plupart de ses successeurs, on a pu se rendre compte par la suite, ont initié des travaux qui n’ont pas tenu face à des pluies diluviennes :

  • la protection de la route de Bypass dont le mur de soutènement qui a combattu une érosion qui ravageait….. depuis plusieurs décennies ;
  • l’inventaire du charroi automobile et la plaque administrative telle qu’elle est aujourd’hui sur les véhicules de l’Etat ;

IV. MINISTERE DE PORTE-FEUILLE

Sous la supervision de SAMBA PIDA BANGI avec ses collègues du Budget KAMITATU, des Finances KINZONZI, il a fait partie de l’équipe gouvernementale restreinte chargée de la stabilité de l’économie du pays.

V. MINISTERE DU PLAN DANS LA FORMULE 1+4

Il a supervisé, coordonné les travaux ayant abouti à la rédaction du DSRP (Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté) qui a été à l’origine d’amener ce pays au point d’achèvement du processus de BPTR et ainsi effacé une grande partie de la dette congolaise.

VI. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Il a parcouru le monde pour défendre le pays et ce, particulièrement …….. dans le dossier pour stabiliser l’Est du Congo, en évitant une extrémise la chute de la ville de GOMA menacée par KUNDA BATWARE, alors que les forces Onusiennes étaient déjà sorties du centre de la ville.

VII. MINISTERE DE LA JUSTICE

Il a organisé les états généraux qui ont donné des diagnostiques du mal dont souffre notre justice et a entrepris les réformes en profondeur qui à terme, doivent donner une image nouvelle de la justice congolaise.

Il a accéléré la mise en place de la Cour Constitutionnelle et le parachèvement longtemps prévu mais toujours gelé des hautes institutions judiciaires à savoir :

  • la Cour de Cassation ;
  • le Conseil d’Etat.

Ajouté à cela, la création de l’Institut National de Formation Judiciaire dont il a posé la première pierre et assuré l’inauguration ainsi que la modernisation de la reconstruction de la prison de LUZUMU et la loi de programmation de justice.

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