Amateurisme et inexpérience à la présidence de la République : Félix Tshisekedi, victime d’un mauvais coaching !

Dans cette affaire, Félix Tshisekedi est en réalité victime d’un mauvais coaching. Ses services connaissent le sens de la formule «Vu la nécessité et l’urgence» contenue dans les ordonnances promulguées. Peut-on réellement dire qu’il y avait, à la date de leur promulgation, nécessité et urgence pour les nominations opérées ? La réponse est non.

Le contraire amènerait à rappeler qu’aux termes de l’article 79 de la Constitution, le Président de la République convoque et préside le Conseil des ministres, sauf en cas d’empêchement. L’article 4 dispose que «Les ordonnances du Président de la République autres que celles prévues aux articles 78 alinéa premier, 80, 84 et 143 sont contresignées par le Premier ministre».
​Les nominations annoncées le 3 juin 2019 se réfèrent, elles, à l’article 81 selon lequel «Sans préjudicie des autres dispositions de la Constitution, le Président de la République nomme, relève de leurs fonctions et, le cas échéant, révoque, sur proposition du Gouvernement délibérée en Conseil des ministres : 6. les mandataires de l’Etat dans les entreprises et organismes publics, excepté les commissaires aux comptes». Cet article se termine par la phrase : «Les ordonnances du Président de la République intervenues en la matière sont contresignées par le Premier Ministre».
​Par respect au Président Félix Tshisekedi, on ne va pas exiger en faire une exigence de clarification. Mais, à ce jour, il sera bien délicat pour Tharcisse Kasonga Mwema, pour André Mbata ou même pour n’importe quel cadre de l’Udps – cas de Jean-Marc Kabund – de prouver la tenue d’un conseil des ministres pour traiter des ordonnances controversées !
Le président intérimaire de l’Udps sait lui aussi pour qui il roule.
​Pas pour le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi.

P. Katako

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