Affaire Diamant/ Sankuru : Lite Asebea recadre basile Olongo

ACTUALITÉ National

LETTRE OUVERTE À MONSIEUR BASILE OLONGO, VICE-MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET MINISTRE INTÉRIMAIRE,

Je me suis trouvé dans l’obligation de prendre ma plume pour traduire en des termes précis l’indignation ressentie par la plupart d’esprits normalement constitués suite à la manière ô combien pathétique dont vous avez étalé au grand jour vos infirmités intellectuelles, abîmant ainsi la noble fonction de membre du gouvernement à laquelle l’on ne s’explique plus comment vous avez été élevé. Il existe un code de conduite des têtes couronnées auquel vous avez dévoilé votre incapacité congénitale à vous conformer, si l’on en juge par la hargne viscérale avec laquelle vous vous êtes exposé dans l’affaire du vrai faux diamant de 87 carats venant du Sankuru.

Tenez, ni l’ordonnance portant attributions des ministères, ni les us et coutumes gouvernementales, ne vous donnaient le droit de ruer sur les brancards sur une banale affaire d’extraction artisanale d’une pierre précieuse, de sa circulation et de son éventuelle mise en vente.

Pour votre gouverne, il existe entre le ministère des mines et celui des finances un document conjoint intitulé « manuel des procédures de traçabilité des produits miniers: de l’extraction à l’exportation », dans lequel le ministère de l’intérieur n’est nullement mis à contribution.

À cet égard, l’opinion vient d’apprendre à ses dépens que l’ancien présentateur d’émissions télévisées, converti en politicien de pacotille, faisait son travail de journaliste en langue nationale uniquement pour dissimuler sa débilité intellectuelle de sémi-lettré. Aussi la planification par vous de l’arrestation arbitraire et violente d’un député national est-elle perçue par tous comme l’arbre qui cache la forêt d’un règlement de compte à des fins personnelles, sur fond d’abus excessif de votre malencontreuse position au gouvernement. Vous avez vous-même maladroitement revendiqué vos crimes à travers des sorties médiatiques aussi hasardeuses que contradictoires où vous vous repandez en dénonciations, comme si vous avez été mandaté par les propriétaires de ladite pierre précieuse qui,eux, n’ont du reste rien eu à reprocher à leur bienfaiteur et élu national.

Certes vous avez réussi à amuser la galerie en vous rappelant aux bons souvenirs de ceux qui se considèrent comme des adversaires politiques du député national que vous auriez rêvé descendre de son piédestal… Il n’en demeure pas moins vrai que vous êtes allé trop loin dans la transgression des lois de la République et que votre responsabilité personnelle a été irréversiblement engagée d’un point de vue pénal. Qui pis est, vous vous êtes permi d’en appeler pêle-mêle à Son Exllence Monsieur le Président de la République, pourtant farouche partisan de l’état de droit, en espérant vainement qu’il cautionnerait votre goujaterie.

Au demeurant, jusqu’au moment où ma plume crache cette encre, je ne me souviens pas avoir entendu un seul de ceux qui se font passer sous nos tropiques pour des défenseurs des droits de l’homme exiger des poursuites judiciaires contre vous pour tout ce que vous avez fait subir à votre souffre-douleur. Mais je sais d’ores et déjà qu’ils deviendront plus volubiles lorsque, le moment venu, vous serez appelé à répondre de tous vos propres actes devant la justice. Et ce moment, je vous en conjure, est très proche…

Rira bien qui rira le dernier !

Me André Lite Asebea
Député national

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