Réflexion de Thierry Monsenepwo sur l’action des sénateurs Américains :« Cessez de nous mentir; abat le néocolonialisme !»

Que de surprises désagréables dénotant l’injustice à laquelle fait face l’Afrique en général, et la République démocratique du Congo (RDC) en particulier. Les faits qui accusent le passé et insultent l’avenir sont criants.

Fustigeant la partialité de la Cour Pénale Internationale (CPI), les africains ont tous assisté à l’humiliation infligée à monsieur Laurent Gbagbo, alors président de la république ivoirienne, arrêté devant les caméras du monde, sous l’instigation de soi-disant maîtres du monde, conduit à la CPI sans mandat émis par le Procureur. Les dernières révélations de Mediapart sur la CPI concernant les preuves d’un montage du procès de Laurent Gbagbo renforcent mes doutes sur la moralité des « puissants du monde » et surtout sur leur amour tant crié envers les africains, des pays géologiquement riches.

En réalité la base de leur approche de déstabilisation commence par des excuses et une façade d’ordre moral. Lorsqu’ils ont besoin de nuire, ils utilisent n’importe quel argument. La violation du droit international ne lui dit rien ; ce qui importe a ces puissants est l’atteinte de leurs objectifs, et ce à n’importe quel prix.

À titre illustratif, ils ont prétendu hier que les soldats de Saddam Hussein ont, à l’aide de couteaux, tués des bébés au Koweït. Les mêmes ont encore argué que Saddam avait des armes de destructions massives, soulignant qu’il était dans « l’axe du mal ». Tout a été mis sur pied pour le défenestrer, chose qui a plongé l’Irak dans une énorme crise. À propos de Kaddhafi, tous les piètres qualificatifs furent utilisés : tueur, assassin, drogué … En fin de compte, il a subi le même sort que Saddam. Dans la meme veine, ils ont longtemps considéré comme un terroriste Nelson Mandela, ce prix Nobel de la paix qui a mené une lutte imperturbable pour la fin de l’apartheid. De même, Lumumba n’était à leurs yeux qu’un petit communiste dangereux, animé d’un esprit de nuisance. Ils sont même allés jusqu’à remettre en cause l’action salvatrice de Kimbangu, qu’ils ont considéré comme un pervers à éliminer. Ils ont annoncé que Mobutu avait à son compte 4 milliards de dollars ; cependant, à sa mort, l’on a retrouvé que 8 millions de francs suisses. Sous des faux prétextes, leur but ultime est de mettre la main sur les ressources des pays africains en général, et de notre pays en particulier. Aujourd’hui, ils prétendent que le Président Kabila est le mal du Congo. Cependant, ils semblent oublier de quel gouffre ce dernier a sorti la RDC, alors qu’ils, hier, armé les rebelles contre notre pays. Ils ont soutenu la dictature de Mobutu et n’ont pas hésité avant lui à soutenir les sécessions que notre pays a connu.

Outre ce qui vient d’être souligné, j’apprends que certains senateurs américain dits démocrates en appellent aux sanctions contre les dirigeants de notre pays, utilisant comme souvent un avant droit de vertue dénaturée. La raison principale invoquée est la non application de l’Accord de la Saint-Sylvestre. Pourtant cet accord est appliqué. Les Nations unies ont pris actes. Il y a donc juste de la mauvaise foi dans le chef de certains de ces dirigeants.

À ce stade j’en appelle à toutes personnes éprises de l’amour de ce pays, qu’on puisse lutter contre le néocolonialisme. L’écrivain Souleymane Boel définit le néocolonialisme comme « la destruction lente et progressive de l’émancipation des peuples. » Car le combat actuel est une question d’émancipation et de survie de la RDC en tant qu’Etat et en tant que peuple et Nation. Nous devons lutter contre tout cela puisque Même si le Président Kabila leur donnait sa vie en holocauste, ils vont continuer à chercher la petite bête. Pourquoi? Puisqu’ils veulent ce qu’il y a sous notre sol pour relancer leurs industries et pour protéger l’avenir de leurs enfants. Quant à nous, n’aurions-nous pas le droit de défendre notre pays? Quel que soit le problème que peut connaître la RDC, la solution ne peut venir que de nous seuls, comme l’écrivait pertinemment Patrice Lumumba : « L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. »

Cette guerre n’est pas que contre Joseph Kabila. Mais contre l’existence même de notre Nation.

Thierry Monsenepwo / Communicateur de la Majorité Présidentielle

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