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INCONSCIENCE POLITIQUE : Un Lumumba à la rescousse des fossoyeurs de la souveraineté de la Rdc !

INCONSEQUENCE POLITIQUE
Un Lumumba à la rescousse des fossoyeurs de la souveraineté de la Rdc !

C’est décidément la peur panique dans le camp de ceux qui, à partir de la vieille Europe, multiplient les stratégies machiavéliques de reconquête du Congo de Papa en faisant l’économie d’une laborieuse, et incertaine, voie électorale. Ayant sous-estimé la résilience du peuple congolais soucieux de préserver à tout prix sa place parmi les nations souveraines du monde gagnée de haute lutte, le mouvement animé depuis Bruxelles par une poignée d’indécrottables nostalgiques du passé et leurs laquais congolais semble s’essouffler. De la récusation des calendriers électoraux aussi bien partiels que globaux proposés par la Commission Electorale congolaise (CENI) au blocage de l’Arrangement particulier portant mesures de mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016, en passant par les opérations brutales dites  » cartons jaunes et rouges  » de septembre à décembre derniers, le musée des pourfendeurs des institutions nationales légitimes en place en République démocratique du Congo déborde littéralement de plans avortés de capture antidémocratique du pouvoir d’Etat à Kinshasa qui s’amoncèlent les uns sur les autres sans avoir donné satisfaction à leurs auteurs.

Portés à bout de bras par une poignée de libéraux belges dissimulés derrière le manteau d’une certaine  » communauté internationale  » taillée sur mesure qui ne rêve que plaies et bosses pour (re)mettre la RDC sous coupe réglée, leurs hommes-liges dans une frange de l’opposition radicale congolaise livrée pieds et poings liés à M. Moïse Katumbi, un transfuge de la Majorité présidentielle en fuite à l’étranger suite à des ennuis avec la justice ont bien du mal à mettre au pas des Congolais déterminés à continuer à goûter aux délices de leur souveraineté nationale et internationale acquise au prix du sang de Patrice Lumumba qui, avant d’être immolé en 1961, avait clamé sa préférence pour la dignité et la liberté même dans la pauvreté à l’abondance dans la servitude…
Sur la longue piste jalonnée de pièges suivie par le régime nationaliste lumumbiste-kabiliste en place à Kinshasa, se dressent désormais de nouvelles peaux de bananes sous la forme de certains Lumumba instrumentalisés pour faire chavirer le navire dans un véritable imbroglio téléguidé.

D’un Lumumba
à un autre
Pour chauffer à blanc les Congolais en vue d’un assaut suicidaire contre leurs propres institutions démocratiques, les stratèges cyniques d’une sorte de « burkinabisation  » de la République démocratique du Congo avaient, on s’en souvient, tenté un coup de poker en recrutant à partir de septembre 2016 un certain Jean-Jacques Lumumba, lointain parent de l’immortel Patrice Lumumba. Présenté fallacieusement comme le petit-fils du grand homme, l’individu, en mal de positionnement professionnel dans un établissement bancaire de Kinshasa, avait été érigé par une certaine presse bien-pensante en  » lanceur d’alerte  » dont les révélations devaient jeter un discrédit mortel sur la Centrale Electorale congolaise. Le but de la manœuvre était de convaincre les Congolais qu’ils n’avaient rien à attendre en terme de démocratisation de celle-ci pour les amener à soutenir une solution insurrectionnelle qui serait apparue comme l’unique moyen d’expression restant à leur disposition.
En creusant un peu,on se rendit à l’évidence que le quidam à qui l’on tenait à tout prix à prêter une clairvoyance et une bravoure  » héritées de son grand-père  » n’était qu’un affabulateur. Petit-fils du côté maternel d’un membre de la fratrie de Patrice Lumumba, il ne pouvait en toute logique bantoue porter ce patronyme, aussi bien le premier Premier ministre congolais que son géniteur étant ressortissant d’ensembles lignagers patriarcaux. En effet, le banquier en herbe Jean-Jacques propulsé lanceur d’alerte, fils de la fille d’un frère de Patrice-Emery Lumumba, un Atetela, tribu dans lequel les enfants appartiennent à la lignée du père, n’a été affublé de cette identité devenue célèbre de par le monde que pour des raisons d’autant plus évidentes qu’il se raconte qu’il serait lui-même né d’un père qui avait un nom que les adeptes de la contrefaçon, qui lui avaient par ailleurs garanti un exil doré avec toute sa famille à Bruxelles, ont choisi de jeter aux oubliettes pour des raisons évidentes pour s’accrocher à celui de son grand oncle maternel…
Exit donc ce Jean-Jacques  » Lumumba  » qui, en échange d’une carte de séjour au  » paradis  » belge a pris fait et cause pour les responsables du destin tragique du grand Patrice Lumumba avant d’être avalé par les abysses de l’anonymat.
Ayant ainsi fait chou blanc, les détracteurs de la RDC ont mis le grappin sur François Tolenga Lumumba. Ce premier fils de Patrice Lumumba qui s’était essayé vainement à la compétition démocratique lors des élections législatives de 2006 a souvent brillé par des attitudes iconoclastes très controversées dans sa famille politique  » naturelle « . Pour des raisons qui restent à élucider, ses propos, et attitudes sont souvent aux antipodes de l’idéologie émancipatrice et anti-impérialiste prônée par son Héros national de père. Comme s’il cherchait à faire payer quelque lointaine frustration à ses frères et sœur qui n’ont jamais fait mystère de leur arrimage au camp des nationalistes souverainetistes, il s’offre à nouveau pour défendre les thèses des pires pourfendeurs de l’œuvre de son géniteur. Le revoici donc avec une casquette usurpée de constitutionaliste, à la tête d’une structure dénommée  » cadres lumumbistes « , un groupuscule fantomatique qui aurait tenu un séminaire en date du 20 mars 2017 dont la presse dévoile au public les articulations. Des arguties à la limite de l’irrationalité juridique manifestement inspirées par des éminences grises souffleurs du conglomérat de politiciens congolais ayant séjourné aux frais des néolibéraux belges en villégiature dans le très huppé château belge du Lac de Genval l’année dernière. Une prose indigeste vouée à la défense du projet politique des  » genvalistes  » (Rassemblement pro-Katumbi) et réfractaire à toute culture constitutionnelle moderne. Il ne s’agit rien moins que d’installer le chaos escompté par la commandite néolibérale ou néocoloniale obsédée par l’idée de placer un nègre de service à la tête d’un Congo en lambeaux, rien de plus normal que de commencer par mettre sous le boisseau la Constitution du 18 février 2006 dont ont tendance à s’enorgueillir les institutions démocratiques qui rendent de plus en plus improbable la gestion par procuration de l’ancien Congo-belge à partir notamment de l’ancienne métropole.
Pour soutenir ce déni du droit positif, des juristes stipendiés s’étaient déjà vus obligés de pérorer doctement sur l’idée saugrenue d’un régime dit  » spécial  » en lieu et place de l’ordre constitutionnel en vigueur en RDC.Ils ne réussiront pas à faire avaler la couleuvre d’une telle monstruosité juridique aux délégués aux négociations directes de la CENCO qui, en provenance aussi bien de la majorité que de l’opposition radicale qui, dans leurs conclusions compilées dans l’accord du 31 décembre 2016 ont choisi ’expressis verbis’ d’adosser celui-ci à la stricte conformité à la Constitution en stipulant au chapitre II dudit accord ce qui suit  » Les parties prenantes s’engagent à respecter la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée en 2011 et les lois de la République « .
C’est donc de guerre lasse que les tireurs de ficelles se sont décidés à faire sortir du bois un nouveau pion en la personne de François Lumumba, dans l’espoir pathétique de mêler le vénéré nom de Patrice Lumumba à une entreprise de démolition de l’édifice constitutionnel mis en place par le peuple congolais que Lumumba a aimé jusqu’à la mort. Pour ce fils Lumumba qui prétend parler au nom de son illustre père, l’accord obtenu à la Saint Sylvestre entre 32 négociateurs, au terme d’une facilitation confiée aux prélats catholiques par le garant de la nation, serait devenu par on ne sait trop quelle alchimie un acte constitutionnel devant supplanter la Constitution de la troisième République, plébiscitée par l’ensemble des Congolais à travers un processus référendaire des plus transparents. Il estime, pince sans rire, que’’le droit a été battu en brèche par l’accord de la CENCO’’, ajoutant, toute honte bue, que selon la science juridique inventée par François Lumumba, ’’cet accord a primauté en cas de conflits de normes entre lui et la Constitution de 2006’’. Inutile de chercher quelque rationalité que ce soit à ce sophisme qui rime avec le mépris affiché par les maîtres à penser néocolonialistes à l’égard du peuple de la RDC.

La mauvaise humeur des painsarr
Depuis le 07 avril 2017, un opposant connu et reconnu, membre du Rassemblement de l’Opposition a été placé au centredu microcosme politique par la force d’une Ordonnance de nomination d’unpremier ministre ayant eu le mérite de planter le décor du dernier virage à négocier pour atteindre le bout du tunnel électoral. Bruno Tshibala Nzenze est en effet le seul survivant des trois personnalités sorties du lot au conclave de Genval après la mort du président du Conseil des sages du Rassemblement Etienne Tshisekedi et de son Vice-président Charles Mwando Nsimba. Problème : le porte-parole du Rassemblement et Secrétaire-Général adjoint de l’UDPS a beau avoir été le plus fidèle collaborateur d’Etienne Tshisekedi pendant 37 ans jusqu’à ce que la mort les sépare, son seul péché est d’avoir occupé le strapontin que les proconsuls autoproclamés belges et européens occidentaux avaient réservé à quelqu’un de plus malléable par eux, l’inexpérimenté Félix Tshilombo Tshisekedi, peu importent ses limites intrinsèques ou les mérites des autres membres du Rassemblement…
Pourtant, l’accord évoqué, comme tout texte juridique qui se respecte, a été voulu impersonnel, y compris sur les candidats premiers ministres dont la seule obligation est qu’ils soient issus ou présentés par le Rassemblement. Au demeurant, beaucoup a été dit sur le grise mine de la ’’Communauté internationale’’ concernant la nomination de M. Bruno Tshibala. Difficile de trouver une quelconque justification à ces états d’âmes d’entités qui ne sont ni parties prenantes, ni garantes de la mise en œuvre de l’accord du 31 décembre 2016, fruit des discussions congolo-congolaises. Ce qu’ellesn’ont pas perçu, c’est qu’au Congo Kinshasa, après tant d’expériences douloureuses de parrainages contreproductifs belges et européens, le peuple a résolu de se prendre en charge. Résolument.

Signes des temps
Dans sa croisade pour le nirvana qui devait se décliner avec une ordonnance de sa nomination comme Premier ministre par le Président Joseph Kabila qu’il n’a cessé d’affubler de noms de petits oiseaux, Félix Tshilombo Tshisekedi a abandonné son père Etienne Tshisekedi dans une morgue bruxelloise pour arpenter les grandes capitales africaines. De Johannesburg (Afrique du Sud) à Bamako (Mali) en passant par Conakry (Guinée), ’’Fatshi’’ s’est adonné à un véritable pèlerinage immoral. Pour rien surtout si on se réfère à la dernière sortie du Président Alpha Condé, président en exercice de l’Union Africaine,qui a clairement pris le contre-pied de la fameuse ’’communauté internationale’’ qu’il averti en ces termes au nom de tout le Continent :  » Nous voulons désormais être maîtres de notre destin (…). Nous allons accompagner la RDC sans ingérence « . Droit dans ses bottes, le successeur d’Ahmed Sékou-Touré, l’homme du  » Non  » à la France néocoloniale a dénoué l’énigme an assénant aux journalistes Français :  » je ne vous ai jamais entendu demander aux dirigeants de Singapour, de la Corée du Sud ou de la Malaisie de limiter leurs mandats « … L’hymne à la souveraineté entonné à Kinshasa trouve manifestement un écho retentissant en Afrique où on n’est plus insensible au drame des ingérences étrangères dûment éconduites au pays de Patrice Lumumba.
L’Afrique se retrouve ainsi dans cette résistance congolaise aux assauts des convoitises rétrogrades des anciennes métropoles. L’épilogue des ingérences étrangères par l’opposition interposée en RDC est en train de mettre visiblement l’Afrique sur le qui-vive après la chienlit du terrorisme aggravé par le chaos libyen qui continuent à endeuiller le continent. Alpha Condé a prévenu :  » l’Union africaine va accompagner le Congo parce que le Congo c’est le poumon et le centre, le cœur de l’Afrique. Il est extrêmement important pour nous que ce pays soit stable et que les choses s’y passent normalement « . Si la Libye cannibalisée par qui l’on sait a plongé l’Afrique dans un tel désespoir, qu’en serait-il du chaos qu’une certaine opposition soutenue par les mêmes agents d’influence veut créer en RDC ?
Jean-Bodin Shimuna (Analyste politique)

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